OVNI

Les meilleurs films avec Bill Murray à (re)voir absolument

Bill Murray est l’un de ces acteurs qu’on reconnaît immédiatement — pas seulement à son visage, mais à cette façon unique de livrer une réplique avec un mélange de cynisme et de tendresse. Depuis ses débuts à la télévision dans les années 70, il a construit une filmographie aussi éclectique qu’impressionnante : comédies cultes, drames sobres, films d’auteur, collaborations répétées avec Wes Anderson ou Sofia Coppola. Difficile de savoir par où commencer.

Cet article passe en revue ses films les plus marquants, de ses rôles les plus populaires à ses performances méconnues qui méritent clairement mieux. Que vous soyez fan de longue date ou que vous découvriez cet acteur, il y a forcément quelque chose dans cette liste pour vous.

Les films cultes qui ont construit sa légende

Ghostbusters (1984) : le tournant comique

Ghostbusters reste probablement le film qui a ancré Bill Murray dans la culture populaire mondiale. Il y joue Peter Venkman, un parapsychologue opportuniste et irrésistiblement drôle, qui chasse les fantômes à New York avec ses amis. Le film a généré plus de 295 millions de dollars au box-office mondial lors de sa sortie — un chiffre colossal pour l’époque.

Ce qui frappe dans la performance de Murray, c’est sa désinvolture calculée. Ses répliques semblent improvisées. Certaines l’étaient vraiment. Le réalisateur Ivan Reitman lui laissait une liberté rare, et ça se voit à chaque scène.

💡 Notre conseil

Si vous (re)regardez Ghostbusters, activez les sous-titres même en français — plusieurs blagues de Murray passent quasi inaperçues à l’oral tellement il les délivre à mi-voix, avec une légèreté chirurgicale.

Groundhog Day (1993) : chef-d’œuvre discret

Difficile de trouver un film qui porte autant de sens dans un concept aussi simple. Un présentateur météo revit indéfiniment la même journée dans une petite ville de Pennsylvanie. Murray y est exceptionnel parce qu’il joue tous les états : l’ennui, le désespoir, la manipulation, et finalement une forme d’acceptation qui touche juste. Le film a été sélectionné en 2006 par la Library of Congress pour sa conservation au National Film Registry.

C’est aussi l’un des rares films comiques que les philosophes citent sérieusement — plusieurs essais ont analysé son rapport au temps, au bouddhisme, au stoïcisme. Pas mal pour une comédie de studio.

🎭 Les collaborations avec Wes Anderson

Bill Murray et Wes Anderson forment l’un des duos acteur-réalisateur les plus productifs du cinéma américain contemporain. Leur première collaboration, Rushmore (1998), a révélé une facette nouvelle de Murray : celle de l’homme mûr, mélancolique, un peu raté, mais terriblement attachant.

  • Rushmore (1998) — un homme d’affaires qui s’éprend d’une institutrice, film fondateur de leur relation
  • The Royal Tenenbaums (2001) — rôle secondaire mais mémorable en médecin de famille
  • The Life Aquatic (2004) — Murray en tête d’affiche, capitaine fantasque à la Cousteau
  • Moonrise Kingdom (2012) — père dépassé et discret
  • The French Dispatch (2021) — anthologie stylisée où il joue un rédacteur en chef

Chaque film Anderson est un terrain de jeu où Murray apporte une gravité naturelle qui équilibre l’esthétique très stylisée du réalisateur. Leur chimie est réelle — et rare.

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films en commun entre Bill Murray et Wes Anderson (courts et longs métrages confondus)

Lost in Translation et le virage dramatique

Sofia Coppola change la donne

Lost in Translation (2003) est probablement la performance la plus sobre de Bill Murray. Il joue Bob Harris, acteur vieillissant coincé dans un hôtel de Tokyo pour tourner une publicité de whisky. La solitude de ce personnage est palpable, jamais surjouée. Murray a reçu une nomination aux Oscars pour ce rôle — seule nomination de toute sa carrière, ce qui dit beaucoup sur la manière dont Hollywood a longtemps sous-estimé son registre dramatique.

Le film a été tourné en grande partie sans script figé. Sofia Coppola laissait Murray improviser des pans entiers de dialogue. La scène finale, avec ce murmure inaudible à l’oreille de Scarlett Johansson, n’a jamais été révélée publiquement. C’est probablement mieux ainsi.

« Je ne savais pas que Bill Murray pouvait me faire pleurer. Et puis j’ai vu Lost in Translation. »

— Réaction typique des spectateurs découvrant le film

St. Vincent (2014) et la comédie dramatique

Dans St. Vincent, Murray joue un voisin grincheux et alcoolique qui devient, malgré lui, le baby-sitter d’un gamin de 8 ans. Le film évite le sentimentalisme facile grâce à Murray qui maintient l’équilibre entre humour et drame avec une précision remarquable. Le film a rapporté 54 millions de dollars avec un budget modeste, porté en grande partie par l’attachement immédiat des spectateurs à ce personnage imparfait.

✅ À retenir

Si vous cherchez à comprendre l’étendue du jeu de Bill Murray, regardez Groundhog Day et Lost in Translation à la suite. Le contraste entre ses deux registres — comique et dramatique — est saisissant, et pourtant la même humanité traverse les deux films.

Les films moins connus qui valent le détour

La filmographie de Bill Murray comporte des œuvres nettement moins médiatisées qui méritent un regard attentif.

  • Ed Wood (1994) — il joue Orson Welles dans ce biopic de Tim Burton, en quelques minutes seulement mais avec une présence remarquable
  • Broken Flowers (2005) — film de Jim Jarmusch où Murray traverse les États-Unis pour retrouver d’anciennes compagnes. Lent, contemplatif, très beau
  • Hyde Park on Hudson (2012) — Murray en Franklin D. Roosevelt, performance sobre souvent oubliée
  • On the Rocks (2020) — retour avec Sofia Coppola, comédie légère mais attachante avec Rashida Jones

Ces films ne font pas partie du patrimoine populaire immédiat. Pourtant, chacun montre une facette différente d’un acteur qui refuse catégoriquement de se laisser enfermer dans un registre.

⚠️ À garder en tête

Bill Murray est connu pour accepter ou refuser des projets de manière imprévisible — parfois au dernier moment. Plusieurs réalisateurs ont témoigné de cette difficulté à le caster. Ce mode de fonctionnement erratique a pu lui coûter certains rôles majeurs.

⚠️ Quand Bill Murray joue avec le paranormal et l’étrange

Une partie de la filmographie de Murray touche au surnaturel et au fantastique — un genre qu’il aborde toujours avec cette même légèreté désabusée. Au-delà de Ghostbusters, son rôle dans Zombieland (2009) est devenu culte : il y fait une apparition surprise en se jouant lui-même dans un monde post-apocalyptique. Deux minutes à l’écran, une scène mémorable.

Le cinéma fantastique et paranormal a toujours fasciné les spectateurs pour une raison simple : il permet d’aborder des angoisses réelles par un biais détourné. Si ce registre vous attire, il existe une longue tradition de Films de phénomènes paranormaux basés sur des faits réels qui pousse l’expérience encore plus loin — et qui s’éloigne radicalement de la comédie légère de Ghostbusters. Pour les amateurs de sujets plus sérieux autour de l’inexpliqué, les ressources sur les OVNI offrent un autre angle, documentaire celui-là.

🎭 Comédie 🎬 Drame / Film d’auteur
Ghostbusters (1984)
Groundhog Day (1993)
Zombieland (2009 — caméo)
What About Bob? (1991)
Lost in Translation (2003)
Broken Flowers (2005)
St. Vincent (2014)
Hyde Park on Hudson (2012)

Pourquoi revenir à sa filmographie aujourd’hui

40 ans de carrière, des genres traversés sans logique apparente, une popularité qui ne faiblit pas — Bill Murray reste l’un des acteurs les plus cohérents d’Hollywood dans son incohérence assumée. Ses films sont disponibles sur la quasi-totalité des plateformes de streaming françaises, de Netflix à Canal+, en passant par Amazon Prime et la SVOD d’Apple.

Commencer par Groundhog Day ou Ghostbusters si vous voulez du confort. Passer directement à Broken Flowers ou Lost in Translation si vous préférez être surpris. Dans tous les cas, prévoyez la soirée entière — une fois lancé, on enchaîne.

Niveau : 🟢 Tous publics · Genre : 🎭 Comédie & Drame · Format : 🎬 Long métrage